Alors que le chômage atteint 7,7 % et que l’IA redessine les métiers, le travail vit une transformation profonde. Le télétravail s’ancre durablement : un salarié sur deux serait prêt à démissionner si on le lui retirait. Les entreprises misent sur un hybride encadré, le flex office et des outils collaboratifs augmentés, mais la technologie ne suffit pas : un vrai travail culturel est nécessaire. Parallèlement, le management interculturel devient stratégique. Avec +70 % d’échanges universitaires en cinq ans, les jeunes managers importent de nouveaux modèles. Des groupes comme Thalès développent un « global mindset » pour faire de la diversité un levier de performance. Mais c’est surtout la quête de sens qui bouleverse les attentes. La génération Z refuse les postes sans valeur, exige autonomie, reconnaissance et cohérence. Elle change d’entreprise tous les quatre ou cinq ans, et n’hésite plus à imposer ses conditions. Face à elle, les entreprises n’ont plus le choix : s’adapter ou perdre leurs talents.
Génération Z : redéfinir le travail comme projet de vie – par Lucie Outters
Face à un chômage à 7,7 % et l’essor de l’IA, le monde du travail traverse une véritable crise existentielle, et Lucie Outters nous plonge au cœur de ce bouleversement. Pour la Génération Z, le salaire ne suffit plus : ils exigent de l’utilité, de la cohérence et des valeurs réelles plutôt que des slogans marketing. Fini le sacrifice pour une carrière linéaire ; place à la mobilité stimulante et à l’épanouissement personnel. Cette jeunesse « inspirée » ne veut plus subir, elle transforme le système en privilégiant l’impact social et l’autonomie. Lucie Outters souligne le défi majeur des entreprises : aligner leurs actes sur leurs promesses pour éviter le désengagement. Le travail peut-il redevenir un projet de vie ? Oui, mais à condition qu’il offre enfin une mission qui vaille la peine d’être vécue.
Sources :
- RH Matin. (2025, 29 octobre). Génération Z et rapport au travail : 5 idées reçues qui font réfléchir. Génération Z et rapport au travail : 5 idées reçues qui font réfléchir – RH Matin
- La Vie. (2025, 30 octobre). Les jeunes luttent pour trouver du sens dans un monde qui en est dépourvu. Santé mentale chez les jeunes : « Ils luttent pour trouver du sens dans un monde qui en est dépourvu »
- Ilario, M. (2025, 25 novembre). Télétravail, horaires, afterworks : ce qui sépare (vraiment) les GenZ de leurs managers. L’Étudiant. https://nouveau.europresse.com/Link/dunkerqueT_1/news%c2%b720251125%c2%b7AADZ%c2%b7002
Temps : 39″ – 6′
Télétravail, flex office et IA : le bureau n’est plus ce qu’il était – par Louise Hurtevent
Dans sa chronique, Louise Hurtevent dresse le bilan du télétravail cinq ans après la crise : plus d’un salarié sur cinq y a recours, 73 % s’y disent attachés et un sur deux serait prêt à démissionner si on le lui retirait. Face à cet ancrage, les entreprises misent sur un hybride encadré, réinventent leurs bureaux en flex office et intègrent des outils boostés à l’IA. Mais la technique ne suffit pas : la transition exige une évolution culturelle, une formation des managers et une préservation du lien humain. Pour Louise, une qualité devient essentielle : l’humilité, capacité à apprendre et à rester ouvert. Le défi est désormais culturel. Et les Français semblent le sentir : une majorité estime qu’on avance dans la bonne direction.
Sources :
- ( 2024, 27 novembre ). MOFFI : un environnement de travail adapté à tous les occupants. Workplace Magazine. https://nouveau-europresse-com.ezproxy.univ- littoral.fr/Search/. ResultMobile/0
- De Comarmond, L. (2025, 15 octobre). Les salariés se disent toujours très attachés au télétravail. Les Échos.https://www.lesechos.fr/economie-france/social/les-salaries-restent-tres-attaches-au-teletravail-2192427
- Bohic, C. (2025, 7 novembre). Comment l’IA redessine les outils collaboratifs. ITrespesso.https://www.itespresso.fr/comment-lia-redessine-les-outils-collaboratifs-280271.html
Temps : 6’15’’ – 10’56’’
Diversité culturelle et leadership, explorons le management interculturel – Anna Tarouilly
Dans cette chronique, Anna Tarouilly explore le management interculturel, une approche qui vise à transformer la diversité culturelle en véritable atout stratégique. Avec la hausse des échanges universitaires (+70 pourcents en 5 ans dans les écoles de commerce) et l’internationalisation croissante des parcours, les nouvelles générations de managers développent une vision plus ouverte et globale du leadership. Des entreprises comme Gaps Moov accompagnent désormais les organisations dans le “décodage culturel”, car la barrière culturelle peut être plus complexe que la barrière de la langue. Des groupes internationaux comme Thales cherchent ainsi à développer un véritable “global mindset” au sein de leurs équipes. Cependant, nous allons voir que tout n’est pas simple : le télétravail, bien qu’il facilite la collaboration internationale, soulève aussi des questions d’engagement.
Sources :
- 16/11/2025; Corinne Mandjou; “Gapsmoov, spécialiste de l’accompagnement interculturel et créateur du décodeur de cultures”; RFI https://www.rfi.fr/fr/podcasts/vivre-ailleurs/20251115-gapsmoov-sp%C3%A9cialiste-de-l-accompagnement-interculturel-et-cr%C3%A9ateur-du-d%C3%A9codeur-de-cultures
- 21/11/25; Laurent Blanchard; Avec « La Provence », des associations et des entreprises au coeur de l’engagement; La provence https://www.laprovence.com/article/region/3777029439020514/avec-la-provence-des-associations-et-des-entreprises-au-coeur-de-lengagement
- 20/11/2025: La dépêche du midi; Quand recruter devient un casse-tête avec la nouvelle génération https://docs.google.com/document/d/1JBtaz2vMQQMD6brDsCFxvC742yh6If0AsJ6BCwwnZJo/edit?tab=t.0
Temps : 18’28’’ – 22’43’’min
La loi du marché, miroir d’un système sous tension-Louise Josse
Dix ans après sa sortie, La Loi du marché reste un film profondément actuel. À travers le personnage de Thierry, incarné par Vincent Lindon, le réalisateur Stéphane Brizé met en lumière la précarité, l’humiliation et la déshumanisation dans le monde du travail. Ancien cadre contraint d’accepter un poste de vigile, le protagoniste illustre la brutalité d’un système où la logique économique prime sur la dignité humaine. Cette chronique analyse comment le film anticipe certaines réalités actuelles : pression à la performance, surveillance constante, peur du déclassement. Plus qu’un simple drame social, le film devient un outil de compréhension du marché du travail contemporain. Dix ans plus tard, son message résonne toujours autant.
- Brizé, S. (Réalisateur). (2015). La Loi du marché [Film]. Nord-Ouest Films.
- Paugam, S. (2013). Le salarié de la précarité. Presses Universitaires de France. https://journals.openedition.org/osp/5170
- Castel, R. (2009). La montée des incertitudes. Seuil. https://www.seuil.com/ouvrage/la-montee-des-incertitudes-robert-castel/9782020510424
Temps : 22’56’’ – 27’21’’




